Définir des lois et prendre des mesures contre les attaques de chiens est aujourd’hui nécessaire. Pourquoi justement aujourd’hui, puisque statistiquement, le nombre de morsures sur humain n’a pas augmenté ? Dans les milieux cynophiles, on pointe du doigt les médias, mais chacun le sait : casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la fièvre. Expression chère aux journalistes, même si leur rôle dans la pertinence des textes passés et futurs est pourtant indéniable.
Au travers des races dites « dangereuses », on paie aujourd’hui le prix de cette sélection. En considérant en général le chien comme un « outil de compagnie », on nie la sélection de milliers d’années à des tâches aussi variées que la conduite de troupeau, la protection des territoires, la chasse, le combat... Cela peut parfois exister avec succès, mais finalement, utiliser un chien de chasse capable de courir une centaine de kilomètre par jour, ou un american staffordshire terrier comme nounou, c’est aussi absurde que de faire la cuisine avec une kalachnikov.
Le bilan de ce texte, c’est que j’ai tiré à boulets rouges sur une grande variété de catégories sociales et ça ne me réjouis pas du tout. Les attaques de chiens : un phénomène de société, il faut bien le reconnaître, ça ne facilite pas la tâche.